• L'été selon Xavier Schmitt

    Lundi 31 juillet, première sortie dans les alpes. Pour ce galop d’essai 2 cols au programme, celui de l’Échelle et le Montgenèvre par le versant italien. La météo est bonne, je traverse Briançon direction la vallée de la Clarée. Ce cours d’eau est bien plus important que la Durance au confluent. En toute logique, c’est donc la Clarée qui vient se jeter dans le Rhône en Aval d’Avignon ! Mais l’histoire en a voulu autrement… Remontons donc la vallée de la Clarée que je conseille à chacun de découvrir, elle est restée sauvage et les randonnées pédestres sont nombreuses.

    Vers le Col de l'Echelle

    Juste avant l’arrivée à Névache une petite route se détache en direction de la Vallée Étroite, petit bout de France en Italie, mais pour l’atteindre, il faut gravir le Col de Echelle. Gravir est un grand mot car nous sommes déjà à 1500 mètres d’altitude pour un col de 1770m ! Juste avant de descendre à flanc de montagne on traverse des belles prairies. La descente s’effectue ensuite en lacets. Je ne suis pas expert dans cet art de descendre à toute vitesse, je descends donc sur les freins, vue la déclivité. Au Fond de la vallée c’est l’Italie et ses Gelata ! hummm

    La descente vers l'Italie

    Ici pas de poste de douane, le lieu est propice aux migrants pour passer en France. La descente continue sur une route passablement jonchée de nids de poules jusqu’au centre de Bardonnechia. Ensuite le faux plat descendant est plus roulant jusque Oulx. A partir de là, l’ascension vers Montgenèvre commence, mais très doucement ! A peine plus de 3% au maximum jusque Cesana sur une route très large. Mais après ça se corse sérieusement. Une pente moyenne entre 6 & 9% avec la chaleur, heureusement certains tunnels apportent une fraicheur (toute relative quand même). L’approche de Montgenèvre se fait par Clavière (dernier village italien avant le passage en France).

    L'arrivée au Col de Montgenèvre

    Les douaniers français sont bien présents ici et inspectent les coffres de voiture. Je passerais sans mal, ils ne vont quand même pas vérifier mon bidon ! Fin de la sortie du jour à 1860m d’altitude au col de Montgenèvre sous une chaleur étouffante… Et pas eu le temps de gouter à une gelati…

    Mercredi 02 Aout, direction le sommet du tour 2017, à savoir le Galibier dont j’avais fait l’ascension coté Maurienne il y a quelques années. Le coté Lautaret s’annonce moins difficile. La large route, très circulante, au départ de Serre Chevalier est en faux plat montant sur les 10 premiers kilomètres, mais les 10 derniers kilomètres avant le Lautaret sont légèrement plus pentus (environ 5% en moyenne) Départ de Serre Chevalier

    Nombreux sont les cyclos qui s’élancent sur les pentes du Lautaret pour viser ensuite le Galibier. Arrivé au Col du Lautaret à 2058m les choses sérieuses commencent. La route est moins large, on a le temps de regarder le paysage qui déroule sa vallée en direction de Briançon.

    Le Col du Lautaret

    Pendant que certains descendent à toute vitesse les pentes du galibier d’autres s’emploient à le gravir au mieux, chacun à son rythme. Les VTT électriques sont légion ici. Voilà au détour d’un virage le Monument Henri Desgranges, tout près du tunnel. Une photo souvenir pour reprendre son souffle, on est à plus de 2500m d’altitude ici.Le Monument Henri Desgranges

    Et le final est encore plus difficile, 10% en moyenne et on aperçoit déjà le dernier kilomètre avec ses pentes plus rudes encore. Je me sens pousser des ailes. J’arrache les derniers efforts pour atteindre les 2642m du Galibier qui, finalement m’a paru plus facile que je pensais…

    Le Final du Galibier

    L'arrivée au sommet

    Vendredi 04 Aout, dernière sortie dans les hautes Alpes avec l’Izoard au programme… J’ai gardé ce col pour la fin car il me parait plus dur que le Galibier malgré une approche plus facile que le Lautaret avec la descente jusqu’au pied de Mont Dauphin. A l’entrée de Guillestre un panneau annonce tous les cols ouverts, et il y en a quelques uns sur lesquels on peut jeter son dévolu ! Mon choix se porte sur L’Izoard et la célèbre Casse Déserte. La longue remontée de la vallée du Guil est très agréable la route monte à peine.

    Vue sur le massif des Ecrins depuis la Vallée de la Durance

    L'heure du choix : par lequel commencer ?

     

    Mais lorsque la route d’Arvieux approche l’ascension débute réellement. Tout d’abord irrégulière, elle permet de récupérer par endroits. Voilà Arvieux, j’en profite pour recharger le bidon. A partir de là et jusque la Casse déserte pas de répit, des passages à plus de 10% font mal aux jambes après le dernier hameau Brunissard. Ensuite on quitte les pâtures pour rejoindre la forêt de Mélèzes et les virages en lacets sont les seuls endroits pour on peut récupérer, mais la pente est raide et pas de passage en dessous de 7%.

    La Casse Desserte en vue panoramique

    Au détour d’un virage on arrive dans la Casse Déserte, le paysage est saisissant, surement l’un des plus beau que j’au eu à parcourir à vélo depuis bien longtemps ! Un paysage lunaire que l’on a pu voir encore récemment lors du passage du Tour de France en Juillet dernier. Une descente sur quelques centaines de mètres permet de récupérer avant le final sur 2 kilomètres très dur… Mais la motivation aidant je fini l’ascension plus facilement que je ne pensais après un arrêt au pied de la stèle Bobet – Coppi.

    La Stele Fausto Coppi

    L'arrivée à L'Izoard

    Vendredi 11 Aout, seule sortie dans les Alpes Maritimes. Direction Le Col Saint martin qui culmine à 1500m d’altitude, il pourrait faire pal figure aux cotés des 2340 de l’Izoard et 2642 du Galibier, mais il n’en est pas facile pour autant. Au départ d’Utelle, petit bourg accroché à son rocher à 500 m au dessus de la vallée de la Vésubie. La longue descente de 20 kilomètres me mène dans la Vallée du Var. La route est plutôt circulante mais très agréable à vélo dans ces gorges.

    Utelle, petit village accroché à son rocher, départ du parcours du jour

    Direction la vallée de la Tinée avec sa route la plus haute d’Europe, celle qui conduit à la Cime de la Bonette à 2802 mètres d’altitude. Je croise l’équipe SKY en entrainement dans la région (à priori basée à ISOLA2000 avant la Vuelta). Après 30 kilomètres à remonter la Tinée, les choses se corsent après La Bollinette. L’ascension débute vraiment à l’intersection de la route du Col. En moyenne 7% en début puis 6% jusque La Bolline, un petit répit dans ce village permet de récupérer un peu. L’ascension reprend de plus belle ensuite et jusque au bout. Des panneaux jalonnant la route sont assez fidèles quant à la déclivité, mais jusqu’au dernier kilomètre seulement.

    L'arrivée au Col St Martin

    Ce dernier panneau annonce une pente de 1% avec 10m pour 1 kilomètre… Mais la « mauvaise » surprise est que ca continue à plus de 6%. Heureusement le final est proche.. J’y retrouve des cyclos qui ont entrepris la Route des Grandes Alpes. Une autre histoire…

    Lundi 14 Aout, Début de la dernière semaine de vacances… Direction la Camargue. Je pars direction la mer à travers la Camargue, chargé de globules rouges depuis la montagne, j’aurai l’impression de faire un chrono…

    La faune locale

    Plus de 30 de moyenne sur 110 kilomètres avec la mer en ligne d’arrivée, ça fait drôle de ne pas avoir de cote !

    Mercredi 16 Aout, dernière sortie des vacances et direction Le Mont Ventoux, mais par les gorges de la Nesque, toujours aussi agréable à parcourir. Quelques cyclos m’accompagnent à un bon rythme dans ces gorges. Il faut dire que la déclivité les rend accessible ces gorges à tout le monde… Cela se corse ensuite légèrement après Sault. La Lavande est déjà cueillie ici, point de photos de lavande avec le Ventoux en fond, ou seulement sur les cartes postales !

    Direction la Nesque

    Vue sur le Ventoux depuis les gorges de la Nesque

    Après 15 kilomètres d’ascension voilà le Chalet Reynard. Ici débute le final de l’ascension, nombreux sont les cyclistes qui s’y croisent. Les plus matinaux filent à toute vitesse vers Bédoin en contrebas, les autres changent de pignons (enfin pour ceux à qui il en reste !). La végétation se raréfie de plus en plus. A chaque virage Le sommet est visible et les photographes sont de plus en plus nombreux à vouloir immortaliser les forçats de la route. Le dernier kilomètre est le plus dur, mais galvanisé à l’approche de l’arrivée, je donne toutes les forces qu’il me reste dans le virage et les 100 derniers mètres.

    Arret à la Stele Simpson

    Enfin le Sommet !

    Il faut faire très attention ici en raison du monde présent sur le site qui est plus préoccupé à regarder le paysage ou essayer de slalomer entre les voitures, surtout dans les 50 derniers mètres...

    Mais qu’importe, le sommet est atteint a 1911m ! Objectifs atteints pour cette été avec un beau tableau de chasse… Plus de 9000mètres de D+. Je suis content. Reste maintenant à ne pas perdre l’acquis pour la fin de saison dans le Vexin…

    Un grand Merci à ma compagne qui m'a encouragée, suivie et ravitaillée tout au long de ces sorties !

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  • Commentaires

    1
    yves
    Mardi 5 Septembre 2017 à 15:57

    Merci Xavier et Cécile  pour ce beau reportage.

    Récits et photos associés sont une des facettes  du cyclotourisme et feront très certainement des émules parmi les cyclos.

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